CBC, CTV, ABC et CBS au Québec : vos chaînes anglophones et américaines aux côtés de TVA dans un abonnement IPTV

Salon québécois avec un téléviseur qui affiche des réseaux américains et anglophones

Français à la maison, anglais au boulot : pour une bonne partie du Québec, c’est la routine. Pensez au résident de Hull qui traverse le pont chaque matin pour rejoindre son bureau d’Ottawa, à la famille de Rock Island dont le terrain touche presque le Vermont, ou au couple de Beaconsfield où l’un a grandi avec CBC et l’autre avec TVA. Le jour appartient aux courriels, aux collègues et aux manchettes en anglais; le soir, on revient aux enfants, au conseil municipal et à l’actualité d’ici. Devant le téléviseur, ce va-et-vient devient vite compliqué. Regrouper les chaînes du Québec, du Canada anglais et des États-Unis dans une seule offre règle bien des maux de tête.

Ces lignes visent les ménages bilingues du Grand Montréal, les navetteurs de l’Outaouais, les familles estriennes et montérégiennes établies à deux pas des douanes et les anglophones du Québec fidèles à leurs réseaux. Au menu : les chaînes, puis la connexion (au foyer comme sur la route) et, pour finir, le matériel. Quant au cadre réglementaire de la radiodiffusion canadienne, c’est une autre histoire; la fiche Wikipédia du CRTC en donne un bon aperçu.

Une province, deux langues à l’écran

Une forte minorité anglophone vit au Québec, et quantité de francophones passent eux-mêmes à l’anglais dès qu’ils arrivent au travail. Pour le portrait global, voyez l’article de Wikipédia sur le bilinguisme au Canada. Quatre profils cherchent plus que les autres à marier les deux univers télévisuels :

  • les navetteurs de l’Outaouais : domicile à Gatineau, emploi à Ottawa, nouvelles ontariennes le jour et québécoises le soir;
  • les foyers mixtes de la métropole et de ses banlieues, où une seule télécommande doit satisfaire un francophone et un anglophone;
  • les gens de l’Estrie et de la Montérégie, voisins immédiats du Vermont et de l’État de New York, qui captaient déjà les réseaux américains à l’époque des antennes sur le toit et font leurs emplettes de l’autre côté de la ligne;
  • les expatriés québécois en Ontario ou aux États-Unis, qui ne veulent renoncer ni à TVA ni à ICI Télé, un besoin que partagent les Québécois partis vivre outre-mer.

D’une région à l’autre, les habitudes diffèrent, mais l’envie reste la même : suivre l’actualité de la ville qui vous emploie sans perdre de vue celle qui touche votre rue, l’école des petits et votre conseil municipal. Les deux, côte à côte, sur le même écran.

Québec, Canada anglais, États-Unis : tout dans la même offre

C’est là que la télé par Internet brille pour un ménage bilingue : une seule application rassemble des chaînes venues de plusieurs pays. Dans la liste des chaînes de Tivi Mate IPTV, le Canada et les États-Unis ont chacun leur onglet, entre autres. L’offre pouvant évoluer, un coup d’œil avant l’achat s’impose.

Volet québécois : TVA, ICI Radio-Canada Télé, Noovo, Télé-Québec, sans oublier LCN, RDI et RDS. Volet Canada anglais : CBC, CTV et Global notamment, avec TSN et Sportsnet pour les sportifs. Volet américain : les réseaux nationaux comme ABC, CBS, NBC, FOX et PBS, entre autres. Un seul abonnement couvre l’ensemble; nul besoin d’en payer un par langue ou par pays.

Pour s’y retrouver, rien ne vaut trois groupes de favoris :

  • « English » : CBC, CTV, Global et les réseaux américains, pour être au fait des sujets qui animent la cafétéria du bureau, plus TSN ou Sportsnet si l’équipe ne jure que par la LNH;
  • « Québec » : TVA, ICI Radio-Canada Télé, Noovo et LCN, pour les nouvelles, les émissions de variétés et le sport décrit en français;
  • « Famille » : films, séries et documentaires, classés selon la langue d’écoute plutôt que selon leur pays d’origine.

Vous aimeriez parcourir l’offre d’ici plus en détail? Sur la page Chaînes québécoises, les chaînes publiques, généralistes, spécialisées et d’information sont présentées par catégorie, avec quelques mots sur l’horaire télé.

Tout repose sur l’Internet de la maison

En IPTV, un élément l’emporte sur tous les autres : la qualité de la connexion là où se trouve le téléviseur. Lacolle, Sherbrooke, Montréal ou Gatineau, peu importe. Trois conditions doivent être réunies : un débit à la hauteur du nombre d’écrans, une ligne qui tient bon aux heures de pointe du soir et un lien sans faille entre le routeur et le boîtier.

Repère de départ : de 5 à 8 Mbit/s pour chaque écran en Full HD, de 15 à 25 Mbit/s pour chaque écran en 4K, marge non comprise. Ajoutez ce que consomme le reste du foyer, puis mettez ce total en regard d’un test fait en soirée sur un ordinateur relié au routeur par fil. Notre guide sur le débit Internet qu’il vous faut vraiment déroule le calcul en détail.

Le décodeur de Vidéotron ou de Bell trône déjà sous la télé? Gardez-le. Il suffit de raccorder le boîtier IPTV à une deuxième entrée HDMI et de basculer de l’un à l’autre avec le bouton « Source » ou « Input » de la télécommande.

Cellulaire et itinérance : attention près des douanes

Assis dans l’autobus de la STO en direction d’Ottawa, ou dans le train de banlieue qui file vers la gare Centrale, l’envie de jeter un œil aux nouvelles ou à la troisième période peut vous prendre. Si vous conduisez, évidemment, on oublie l’écran. Mais à raison d’un aller-retour par jour, les gigaoctets de votre forfait mobile s’évaporent plus vite qu’on ne le croit.

L’Europe a supprimé les frais d’itinérance entre ses pays membres; rien de tel entre le Canada et les États-Unis. Le jour où votre téléphone se connecte à un opérateur américain, des frais peuvent s’appliquer, souvent facturés par tranche de 24 heures, à moins que les États-Unis fassent déjà partie de votre forfait. Navetteurs transfrontaliers et amateurs de vidéo en route ont donc intérêt à relire leurs conditions.

Cas de figureRisqueParade
Domicile collé sur la frontièreLe téléphone capte une tour de l’autre côtéSélectionner à la main le réseau de votre fournisseur
Déplacements fréquents aux États-Unis pour le boulotLes frais quotidiens grimpentVérifier que les États-Unis sont couverts ou ajouter un module
Longs trajets en transport en communLe forfait de données s’épuise en quelques joursAbaisser la qualité vidéo dans l’appli
Télé regardée sur le cellulaire à la maisonGigaoctets gaspillés sans raisonBasculer sur le Wi-Fi en franchissant la porte

Quand le téléphone traverse la frontière sans vous

À quelques centaines de mètres des douanes, votre appareil peut très bien choisir une tour américaine pendant que vous êtes affalé sur le divan. Vous voilà en itinérance à votre insu, et c’est le relevé mensuel qui vous l’apprendra. Quelques réflexes pour l’éviter :

  1. désactivez l’itinérance des données dans les paramètres du téléphone dès que vous rentrez;
  2. à la maison, passez systématiquement par le Wi-Fi pour la vidéo;
  3. au besoin, imposez le réseau de votre fournisseur plutôt que de laisser l’appareil décider;
  4. gardez un œil sur la consommation, dans l’appli du fournisseur ou dans les réglages du téléphone.

L’intitulé exact de ces options change selon le fabricant et la version du système. Pour vous donner une idée, une heure en Full HD engloutit habituellement de 2 à 3,5 Go. Trente minutes le matin, trente minutes le soir, cinq jours sur sept : la note mensuelle grimpe vite à quelques dizaines de gigaoctets. Les calculs détaillés sont dans notre article IPTV en voyage.

Un appareil, deux pays

Côté matériel, la frontière n’existe pas. Une clé HDMI, un téléviseur intelligent ou un boîtier Android TV acheté à Burlington tourne exactement de la même façon à Granby, et réciproquement : Wi-Fi, HDMI et formats vidéo sont communs. L’électricité cause rarement des soucis, mais un point peut surprendre ceux qui déménagent ou qui reviennent d’Europe avec un appareil dans la valise :

  • une seule norme de prise des deux côtés de la frontière : types A et B, 120 V;
  • bien des petits appareils se contentent d’une fiche à deux lames plates sans terre, qui s’insère partout en Amérique du Nord;
  • un boîtier européen exige un adaptateur de fiche, mais son bloc d’alimentation accepte presque toujours de 100 à 240 V et se passe donc de transformateur.

Une seule manette pour la télé et le boîtier, ça vous tente? Activez le HDMI-CEC dans les réglages du téléviseur; chaque marque le baptise à sa façon. Et si le boîtier voyage souvent entre la maison et le chalet, rangez vos identifiants dans un gestionnaire de mots de passe, pas sur une note autocollante fixée au meuble télé.

Une seule heure, deux cultures télé

Excellente nouvelle pour l’horaire : Montréal, Ottawa, Toronto, Boston et New York partagent le même fuseau, et l’heure avancée commence et se termine aux mêmes dates au Canada et aux États-Unis. Réglez votre appareil sur l’heure de l’Est, et le guide électronique des programmes (EPG) affichera des heures justes tant pour TVA que pour les réseaux de la côte atlantique américaine.

La grille, elle, n’a pas le même rythme. Les grands réseaux américains diffusent leur bulletin national dès le début de soirée, tandis que le Téléjournal et The National de CBC arrivent plus tard. Le navetteur de Gatineau peut donc écouter les nouvelles en anglais en rentrant, puis celles en français juste avant de dormir, sans changer d’application. Certaines disciplines très suivies au Canada anglais ou chez nos voisins du Sud trouvent peu d’écho dans les médias québécois : cherchez dans l’horaire télé quelle chaîne les présente et réglez une alerte. Pour réussir vos soirées de sport, voyez aussi notre page IPTV sport.

Horaires de soir, de nuit ou de fin de semaine, à l’usine, à l’hôpital ou au restaurant? La reprise d’émissions prend alors tout son sens, même si elle n’est pas proposée sur chaque chaîne.

S’abonner, puis gérer son compte

Chez Tivi Mate IPTV, une seule question se pose : pour combien de temps? Le forfait complet coûte 19 $ pour 1 mois, 59 $ pour 6 mois et 79 $ pour 12 mois, soit à peu près 9,83 $ mensuellement sur la formule de 6 mois et 6,58 $ sur celle de 12 mois. Les identifiants sont envoyés par courriel, généralement de 2 à 15 minutes après la commande. Pour un premier achat, une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours s’applique. Modes de paiement acceptés : Visa, Mastercard, American Express, PayPal, Bitcoin et Ethereum. Toutes les précisions se trouvent sur la page Abonnement IPTV.

Combien d’appareils peuvent jouer en même temps? Cela varie selon l’abonnement. Si le salon regarde un film pendant qu’un ado suit un match sur son cellulaire dans l’autobus, validez ce point avant d’acheter, ou écrivez-nous par WhatsApp ou par clavardage en direct.

Réseaux américains et anglophones : vos questions

Quel fuseau horaire l’horaire télé utilise-t-il?

Celui de votre appareil. Mis à part quelques coins de l’Est québécois, dont les Îles-de-la-Madeleine, le Québec entier vit à l’heure de l’Est, tout comme Toronto et New York. Aucun écart, donc, avec les réseaux de la côte Est. Un décalage d’une heure ou davantage? Le fuseau réglé dans le boîtier est sans doute en cause.

Faut-il un boîtier par langue?

Pas du tout. Un boîtier ou une clé HDMI par téléviseur suffit, puisque chaînes québécoises, canadiennes-anglaises et américaines se côtoient dans la même appli. Le décodeur du câblodistributeur, lui, peut rester sur une autre entrée HDMI.

Puis-je emporter mon boîtier aux États-Unis?

Bien sûr. Mêmes prises, même Wi-Fi, même HDMI, mêmes formats vidéo. Hiver en Floride ou fin de semaine dans les montagnes du Vermont : raccordez l’appareil au réseau local et c’est parti.

Pourquoi mon téléphone affiche-t-il un réseau américain à la maison?

Parce qu’à proximité de la frontière, il se connecte parfois à la tour la plus puissante, même si elle se trouve de l’autre côté. Chez vous, coupez l’itinérance des données, imposez le réseau de votre fournisseur et regardez vos émissions par Wi-Fi : la facture restera sans surprise et vos données, sous contrôle.

Un salon, deux langues, zéro casse-tête

Formulaires bilingues, réunions en anglais, devoirs en français : vos journées demandent déjà assez de gymnastique, inutile que la télé en ajoute. Une bonne connexion au foyer, des favoris bien rangés, un téléphone qui ne passe pas en itinérance en douce et, au besoin, l’adaptateur de prise approprié, et voilà les deux langues qui cohabitent paisiblement, toutes les chaînes réunies dans une même offre. Pour le reste, à chacun ses goûts : TVA Nouvelles pour l’un, CBC pour l’autre, un drame américain pour finir la soirée. Le meilleur des deux mondes, version Tivi Mate IPTV.

Lectures complémentaires